La colonisation

" Les enfants indiens devraient être retirés le plus possible de l'influence de leurs parents, et la manière d'y arriver est de les placer dans des écoles industrielles où ils vont acquérir les habitudes et les pratiques des Blancs."
- John A. MacDonald, 1883



Tant au fédéral qu'au provincial les gouvernements ont voulu assimiler les indiens. Ce texte attribué à J.McDonald le démontre clairement. On peut parler de génocide culturel.

Pensonnats autochtones

Je recopie ce texte presque intégralement au cas où le lien viendrait qu'à faire défaut.

Par Alice Chantal Tchandem Kamgang
Publié le lundi 11 juin 2018 à 15:37

Le Canada se souvient, lundi, du jour où il a officiellement présenté ses excuses aux peuples autochtones pour les mauvais traitements infligés à leurs enfants dans les pensionnats du pays lorsqu’ils étaient les malheureux bénéficiaires d’une « éducation au mode de vie occidental ».
Cette commémoration rappelle à la mémoire collective des souvenirs douloureux, ceux d’enfants enlevés de force dans leurs familles et placés dans des pensionnats, sous l’égide de plusieurs églises, pour acquérir les connaissances qui allaient leur permettre de vivre conformément aux valeurs du monde occidental.
C’était sans compter avec les perversions et autres dépravations immorales de la part de ceux-là mêmes qui étaient chargés de les sortir des ténèbres de « l’obscurantisme culturel » autochtone.
Le chemin vers les « lumineuses valeurs occidentales » aura été rude et parsemé d’embûches pour les 150 000 enfants des premiers occupants du Canada aux 19e et 20e siècles.
Jetés en pâture aux mains de prêtres violeurs, à la merci de maladies répugnantes, dont la tuberculose et la grippe espagnole, plusieurs milliers avaient perdu la vie. Ceux qui ont pu survivre en sont marqués à jamais, bien qu’ils aient pardonné.

En 2015, la Commission de vérité et de réconciliation mise sur pieds pour faire la lumière sur ces événements douloureux a déposé un rapport dénonçant « le génocide culturel » à l’égard des Premières Nations.
Un État qui détruit ou s’approprie ce qui permet à un groupe d’exister, ses institutions, son territoire, sa langue et sa culture, sa vie spirituelle ou sa religion et ses familles, commet un génocide culturel. Le Canada a fait tout ça dans sa relation avec les peuples autochtones. — Rapport de la Commission de vérité et réconciliation

Le pape François a refusé de présenter ses excuses aux Autochtones du Canada et à leurs descendants pour ces heures sombres de notre histoire.
Le 18 avril, lors d’une visite des évêques catholiques sur la colline du Parlement, ces derniers ont tenté de justifier le refus du pape François de présenter des excuses aux Autochtones.Leur visite a été plutôt mal reçue et les évêques sont repartis d’Ottawa en laissant un message confus.
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Une interview d'un certain Serge Bouchard sur le traitement des autochtones. Il dit entr'autres que le Canada ne reconnait aucun génocide à l'intérieur des frontières. Cependant il y a eu un génocide documenté des autochtones (les Béothuks) à Terre-Neuve, avant l'adhésion de l'île au reste du Canada, en 1949. Il rejette l'idée répandue d'une Amérique déserte et d'une Europe surpeuplée. Il mentionne que 80% des populations amérindiennes ont péri à cause des microbes apportés par les européens. Ceux qui ont survécu ont été massacrés, surtout par les Espagnols et les Américains : " A good indien is a dead indien.".
Serge Bouchard

Comme je le mentionne plus haut, tous les peuples ont commis des crimes sous une forme ou une autre. S'excuser nous donne peut-être bonne conscience mais ne change pas le passé ni ce que nous sommes. Quand un indien nous regarde je me demande ce qu'il voit.
Chez les indiens que j'ai connus, ou plutôt que j'ai côtoyés, on pouvait percevoir dans leurs yeux, dans leur expression les séquelles de leur passé. Je parle du syndrome du colonisé: le regard fuyant, la tête inclinée, la démarche lourde. De nos jours ils sortent de cette torpeur pour s'affirmer et revendiquer. Mais les cicatrices, trop profondes, ne peuvent être ignorées. L'enseignement reste gravé. Chez moi par exemple, même si j'essaie d'annuler mes préjugés, un indien reste un indien, j'ai du mal à lui faire confiance. Ceci démontre la force destructrice que peut répandre l'éducation par les préjugés qu'elle incruste dans l'esprit des jeunes. Les conséquences de nos crimes vont venir nous harceler tout ou tard. Les Indiens ne vont pas se satisfaire d'excuses. Il y aura des affrontements.

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